J’ai mis mon mémoire de M1 à disposition sur ma page Academia. Celui-ci porte sur les unités phraséologiques (ou UP, d’où le titre douteux de ce post), en particulier les collocations et les colligations.

L’apprentissage d’une langue étrangère, et sa maîtrise, mettent en jeu de nombreux facteurs : le lexique, la grammaire, la syntaxe, la phonologie font partie des paramètres les plus saillants, présents dans les méthodes d’apprentissage et largement exploités. La phraséologie, définie comme « l’ensemble des unités polysegmentales codées en langue, que ce soit dans le système ou dans la norme » (Hausmann & Blumenthal, 2006), est un domaine de moindre visibilité. Régies par les règles de la syntaxe sans relever de la syntaxe pure, ses unités participent pourtant à l’idiomaticité de la langue et y sont omniprésentes.
Ainsi, les unités phraséologiques, dont les limites et définitions sont encore instables, sont très globalement des structures intuitivement attendues (et produites) par les locuteurs natifs dans un contexte donné. Partant de ce constat, et d’une observation sur le terrain suggérant que la manipulation de la phraséologie constitue un apport capital dans l’apprentissage d’une langue étrangère, je tenterai ici de présenter les caractéristiques des unités phraséologiques les plus remarquables, notamment les collocations et les colligations, mais aussi d’identifier quelques éléments qui témoignent de leur importance dans la langue et par extension de leur pertinence dans l’enseignement du Français Langue Étrangère.
Que sont les collocations et les colligations ? Quel est leur statut dans la langue ? Que peuvent-elles apporter à la didactique, et quelles propositions existent pour les y intégrer ?

Je vous invite à le lire si la phraséologie vous intéresse, si vous vous interrogez sur le fonctionnement du langage, si vous vous demandez ce que peut être une colligation linguistique ou même pour vous distraire. N’hésitez pas à me communiquer vos impressions !

 

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