La fin du semestre approche, les cours se raréfient et je passe beaucoup de temps à rédiger des dossiers et envoyer des candidatures pour mon stage. Ce qui n’empêche pas de faire encore de nouvelles découvertes et donc, dans le cadre de mon cours de pratiques de classe, j’ai découvert la dictée graphique.

Je m’étonne moi-même de ne pas en avoir eu connaissance plus tôt, parce que c’est typiquement le type d’exercice que j’apprécie. La dictée graphique consiste en la dictée d’un texte descriptif, qu’il faut retranscrire non pas en écriture mais en dessin (et comme vous le savez peut-être, j’aime dessiner). Nous avons testé une dictée graphique relativement complexe, en français (les francophones natifs sont majoritaires). Contrairement à ce qu’on pourrait penser a priori, le degré de concentration requis est assez élevé même pour une dictée en L1. J’ai aussi pu remarquer, à titre personnel, que ma production a été complètement influencée par les activités qui ont précédé. Nous avions observé des tableaux de Magritte, et dans mon dessin je n’ai pas hésité à faire se côtoyer un fleuve et une espèce d’autoroute… Alors que la dictée décrivait le tableau Moi-même du Douanier Rousseau, qui n’a rien de particulièrement surréaliste.

Moi-même Douanier Rousseau
Le mot « route », dans la dictée, désignait ce sur quoi le peintre se tient, et non une autoroute surgie du néant.

Et pourtant, au final, chacun avait dessiné quelque chose qui restait relativement conforme à la description. Même moi, avec mon autoroute, mon quai mal foutu et mon peintre affublé d’une espèce de nœud papillon sur la tête.

Dictée graphique
Initialement, sur la feuille, il n’y avait que le corps du peintre (sans tête), encadré de deux traits horizontaux.

J’espère bien pouvoir exploiter cette activité quand j’en aurai l’occasion.

Publicités