Demain nous allons faire une première séance « checkpoint » pour l’autoformation en espagnol, et j’ai dressé un petit bilan de ce que j’ai fait jusque là. Parmi mes outils d’apprentissage se trouvent un journal de bord sous forme de fichier texte, un cahier de notes et exercices mais aussi, comme je l’avais évoqué plus tôt, un carnet de croquis. Je partais du principe que je profite souvent de mon temps libre pour esquisser quelques croquis, que j’accompagne de notes rapides et simples, informatives ou humoristiques. Mon intention était de poursuivre cette activité telle quelle, en mêlant simplement quelques mots d’espagnol à mes annotations. Qu’en est-il, après 7 semaines d’autoformation ?

Je dois déjà dire que pour ce qui est de « poursuivre mon carnet », je n’ai pas vraiment tenu parole, puisque mon premier réflexe a été de commencer un nouveau carnet ! Mon croquis de Buena Vista Social Club n’y figure donc pas… En y réfléchissant, j’ai peut-être eu le réflexe de me lancer dans un travail vraiment personnel, puisque je me sers maintenant d’un carnet que j’ai fabriqué moi-même. J’y fais les croquis de la même manière que d’habitude, sur un coin de table quand j’ai quelques minutes, au stylo noir avec quelques touches de feutre et d’aquarelle.

Concernant le contenu, ce n’était pas ce que je cherchais à faire à la base, mais je me suis naturellement mis à y apporter des informations qui complètent mon journal de bord. Toutefois, dans la mesure du possible je m’interdis de réfléchir à ce que je vais écrire avant de commencer à dessiner. Je dessine ce que j’ai envie de dessiner, le texte vient ensuite : ce procédé m’a permis de me lancer dans des recherches de vocabulaire et de locutions vastes et arborescentes. Je recherche un mot pour mon annotation, je tombe sur des expressions dans lesquelles il apparaît, puis sur des mots voisins, etc. Je n’ai pas peur de consulter des documents « au-dessus » de mon niveau, auxquels je ne comprends parfois presque rien, mais qui me permettent de voir un mot, une locution dans son contexte.

Ce carnet est donc pour l’instant un outil plutôt efficace, puisqu’il pousse mon apprentissage vers des terrains que je n’aurais pas explorés sinon. Ma progression suit un chemin qui n’est probablement pas très conventionnel, mais je découvre la langue d’une manière qui me plaît et me donne envie de continuer.

Et pour conclure (provisoirement), je vous présente mi cuaderno de bocetos, en imágenes !

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