Et voilà, c’est parti. J’ai mis en place mes objectifs de travail pour l’autoformation en espagnol durant un petit entretien avec l’enseignante. Je peux maintenant travailler en autonomie dans mon coin jusque la prochaine séance en groupe dans quelques semaines.

J’avais déjà eu l’occasion pendant ma licence de rédiger tout un dossier de réflexion à propos de mes propres stratégies d’apprentissage des langues vivantes, je l’ai donc relu pour m’appuyer sur mes conclusions. Mais il ne faut pas oublier que ce travail avait été réalisé à partir de langues étudiées lors de cours à l’université, en classe et en groupe (par ailleurs assez conséquent : une quarantaine d’apprenants réunis). Je ne pouvais pas en rester là, d’une part parce que ce serait oublier les possibilités propres à l’autoformation, d’autre part parce que je n’aurais pas trouvé satisfaisant de ne pas essayer de dépasser des réflexions déjà établies.

Je me suis demandé ce qui pourrait m’aider à assimiler la langue espagnole. Pas ce qui pourrait aider n’importe quel apprenant, ni même un type précis d’apprenant, juste ce qui pourrait m’aider, moi. Mon attention s’est portée sur le carnet que je promène partout et dans lequel je fais des croquis, pas toujours très beaux mais souvent annotés. J’y avais machinalement dessiné quelque chose quand j’avais regardé Buena Vista Social Club, pour habituer mon oreille aux sonorités de l’espagnol avant de commencer de travailler de façon plus organisée. Je vais donc poursuivre, et essayer de faire des croquis annotés non seulement en français, mais aussi en espagnol, pour compléter mon apprentissage.

Cette association du dessin et de l’apprentissage d’une langue est une technique vraiment nouvelle pour moi, je ne sais pas si elle sera efficace, mais j’espère bien qu’elle m’apprendra beaucoup de choses (pas seulement sur la langue espagnole, d’ailleurs).

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